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 Ana Hiromi

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Ana Hiro
Invité




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MessageSujet: Ana Hiromi   Ana Hiromi EmptyVen 7 Avr - 23:39

Nom : Hiromi

Prénom : Ana

Âge : 20 ans

Ville : Centra

Emploi : Mage Noire

Histoire : Centra, la veille au soir

Dans un des appartements des immeubles de Centra, en plein cœur de la ville, il y avait un couple. Un jeune homme tenait sa compagne dans ses bras, un air grave sur son visage. Pourquoi ? Peut-être parce que son amie allait tout oublier…

Mais avant de continuer mon histoire, peut-être devons-nous remonter quelques années en arrière, à la Pointe de l’Ifa, dans la ville de Mizu, le jour de la rencontre de Kyo Hiromi, et d’une jeune femme dont la connaissance du nom ne nous sera pas utile… Le fait est que ce fut un coup de foudre entre les deux jeunes gens… Kyo n’était alors qu’un simple plongeur, chargé de préserver la forêt sous-marine… En somme ce n’était qu’un homme normal, avec une vie normale. D’où venait cette fameuse jeune fille ? Quel était son nom ? En fait, je vous l’aurai probablement donné si elle-même se connaissait…

Mais le fait est que quelques mois après, ils s’étaient mariés, la jeune femme étant mise enceinte récemment par Kyo. Que se passa-t-il ensuite ? Eh bien… On s’en doute tous. Neuf mois plus tard, Ana naissait d’un père et d’une mère aimants. Mais ils n’eurent tous droits qu’à seulement quelques mois de bonheur… Oui, seulement quelques mois, car du jour au lendemain, la mère disparut. Pour quelle raisons ? Kyo était détruit. Cette femme qu’il avait tant aimée… Elle disparaissait du jour au lendemain. Comment pouvait-il vivre après cela ? Seule Ana, alors qu’elle n’avait que quelques mois, pouvait lui donner le sourire…

Les mois passaient, puis les années… Et vint l’anniversaire des deux ans d’Ana… Que s’est-il passé à cet anniversaire ? Eh bien… Imaginez un père qui découvre que sa fille ne se souvient pas de qui elle est, de qui il est, d’où elle est… Et encore tellement de questions… Pensez-vous vraiment pouvoir comprendre ce que ressent un père à ce moment-là ? Oui ? Non. C’est impossible. Tout comme il est impossible d’imaginer l’effondrement de Kyo, lui qui rêvait d’avoir une vie normale en fondant un foyer, avec une femme normale et une fille normale. Non, il n’eût droit à rien de tout cela. Mais le brave homme persévéra, toujours en quête de cette vie dont il rêvait tant. Sa fille avait donc tout réapprit. Tout ce qu’elle savait intellectuellement n’avait pas changé. C’était seulement sa vie qu’elle avait oubliée.

De ses deux ans à ses quatre ans, la petite fille eût droit à une éducation qu’on aurait pu qualifier de normale pour quelqu’un qui élève seul son enfant. Qu’avait-il dit à sa Ana lorsque celle-ci avait demandé où était sa maman ? Kyo lui avait répondu qu’elle était morte, pensant qu’il serait moins douloureux de lui annoncer ça que de lui dire la vérité. Sa mère avait, selon lui, fuit ses responsabilités. Et pourtant, le père l’aimait encore tant… Leur fille grandissait et se faisait des amis comme elle le pouvait, malgré ses petites pertes de mémoires fréquentes… Heureusement ça n’était rien de grave, jusqu’à ses quatre ans… Le jour où elle les eût, tout changea à nouveau. Tout fut chamboulé, par de simples mots que son père avait déjà entendus deux ans plus tôt. Des mots qui lui déchiraient le cœur malgré leurs simplicités. Qui elle était ? Elle était Ana Hiromi, sa fille. Qui il était ? Il était Kyo Hiromi, son père… Rien de plus, rien de moins, et pourtant ces mots voulaient dire tellement de choses.

Comment réapprendre à une petite fille quatre ans d’une vie en seulement deux ans ? Car oui, c’était cyclique. Tous les deux ans elle recommençait à zéro. Tous les deux ans, Ana oubliait tout… C’était peut-être à cause de ça que sa mère était partie… Elle était partie parce qu’elle avait tout oublié. Kyo, Ana, elle-même… C’était elle la coupable, et pourtant Kyo l’aimait encore tellement… A ses six ans, à bout de force, notre brave homme abandonna finalement sa fille, lui laissant juste son nom, la seule chose qu’il ne voulait pas qu’elle oublie. Il la confia à des marchands de passage qui parcouraient le pays durant son sommeil.

Tous les deux ans, elle était confiée à une autre personne. La seule chose qu’elle avait d’elle-même, c’était son nom : Ana Hiromi. Mais un nom fait-il une personne ? Non. Et c’est pour cela que sa personnalité changeait tout le temps… Ca dépendait des circonstances où elle était. Aussi en quatre ans, elle devint une petite fille turbulente et une Ana Hiromi modèle. Un rêve pour certains, un cauchemar pour d’autres, la seule chose qu’on savait, c’était qu’avec ses problèmes de mémoires, on ne pouvait se permettre de la garder longtemps…

A ses dix ans, la petite fille fut confiée à un homme de Centra sans aucun scrupule. Ana volait donc pour lui et pour elle, se faisant peu à peu connaître des forces de l’ordre comme une petite délinquante qu’il faudrait garder à l’œil lorsqu’elle aurait grandi… Mais qui avait vraiment fait attention à cette fillette ? Qui s’était intéressé à ses problèmes de ses six ans à ses dix ans ? Personne. Quoi qu’on ait pu en dire, Ana était seule au monde, et elle le savait très bien… Rien que le fait qu’elle ne sache rien de sa vie avant son « éveil » lui donnait un air triste sûrement involontaire. Cet homme sans scrupule à qui elle fut confiée à ses dix ans l’abandonna endormie sur un banc de Centra, avec autour de son cou un collier où y était attaché un bout de papier avec son nom. Car Ana ne devait pas oublier son nom… Son père avait eu l’espoir que si un jour elle n’avait plus ses problèmes, elle viendrait le retrouver et enfin il pourrait vivre heureux avec un foyer mais… non. Ce jour n’était sans doute pas prêt d’arriver.

La jeune femme releva la tête vers son ami pour l’embrasser légèrement avant de plonger ses yeux dans les siens. Qui était cette jeune femme ? Elle s’appelait Ana Hiromi. Qui était cet homme ? Tokun.

« Tu sais ce que tu m’as donné à boire l’autre jour… Ca ne va pas m’aider pas vrai ? »

Cette chose qu’elle avait bu, que Tokun lui avait donné, c’était une potion qui était sensée agir sur sa mémoire pour qu’elle n’oublie pas cette fois… Mais elle le savait bien, c’était impossible qu’elle n’oublie pas. Ana l’avait cru à un moment et c’est à cette période que sa folie était partie, mais… La jeune femme ne se faisait plus d’illusion maintenant. D’ailleurs elle avait raison puisque celui qu’elle aimait baissait les yeux d’un air coupable. Sans doute était-ce le ton triste qu’elle avait employé qui avait fait qu’il ne parvenait pas à soutenir ce regard en peine.

« Raconte-moi une dernière fois alors… »

Elle s’était blottie contre lui. Est-ce qu’elle le méritait après tout ce que la jeune femme avait fait ? Lui… Il lui disait que oui. Ana passait une main sous son tee-shirt pour fourrer sa tête dans son cou. Elle aimait son odeur, la douceur qu’il dégageait quand Tokun était avec elle… Il avait resserré son étreinte pour dégager les mèches de cheveux qui cachaient légèrement le visage de celle qu’il aimait. C’était une des dernières fois qu’il le faisait avant que tout ne recommence…
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Ana Hiro
Invité




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MessageSujet: Re: Ana Hiromi   Ana Hiromi EmptyVen 7 Avr - 23:39

« La première fois que je t’ai vue, tu avais douze ans et moi j’en avais seize… Tu étais endormie sur un banc avec un air si paisible que je m’étais arrêté pour te regarder. Il n’y avait personne dans ce parc. Juste toi et moi, et j’ai tout de suite eu envie de te protéger… C’était une mission que je me donnais à moi-même, la première qui n’avait aucun rapport avec le gouvernement. Tu avais un collier autour du cou, avec un bout de papier attaché. C’est là que j’appris ton nom. Il t’allait tellement bien que je n’ai pas douté un seul instant que c’était le tien… Et puis tu as ouvert les yeux… Tes yeux d’un bleu si intense, si électrisant… J’ai cru que j’allai me noyer dedans, et je t’ai tout de suite aimé comme si tu étais ma petite sœur… Je voulais te protéger.

Puis tu m’as demandé qui tu étais, qui j’étais, où tu étais… Tu me posais tellement de questions que la seule à laquelle j’ai pu répondre à ce moment-là, c’était que tu étais Ana Hiromi. Je t’ai conduite chez moi et c’est là que je me suis présenté. Tu m’avais souri mais… un sourire si triste que l’univers aurait pu s’effondrer sans que je m’en rende compte. Tu avais tout oublié, tu le savais et ça te rendait triste. Je t’ai toujours connue comme ça. Sous n’importe quelle forme, tu as toujours été triste… Tellement triste… Je voulais absolument t’aider, et finalement tu t’es attachée à moi comme je m’étais fait à t’avoir toujours près de moi. C’était une sorte de relation fraternelle…

Nous allions souvent dans le parc où je t’avais trouvé. Tu me tenais la main, tu montrais beaucoup d’enthousiasme et de joie de vivre, mais je savais que c’était pour me faire plaisir… Tu voulais me cacher ta tristesse. Seulement dans tes yeux bleus Ana, je peux tout voir. Je ne te montrai pas que je le savais mais tu avais deviné. Nous nous mentions réciproquement, et un jour, alors que tu venais d’avoir treize ans et que j’avais eu mes dix-sept ans, tu es partie. Tu ne peux pas savoir à quel point j’étais inquiet, à quel point tu me manquais. Je me sentais perdu, à mon tour abandonné… Comme toi tu te sentais abandonnée lorsque je faisais ces missions pour ce gouvernement que tu détestais, car il te volait ton Tokun… Parce qu’il me volait à toi. Tu es partie… Des jours devenus trop longs s’étaient écoulés, puis des mois durant lesquels je ne retrouvais pas ta trace… Une semaine avant tes quatorze ans, je t’ai retrouvée, allongée sur ce banc, endormie comme la première fois que je t’avais trouvée. Je m’étais assis devant, je t’avais caressé le visage sans te réveiller pour autant. Je t’avais souvent regardée dormir, et c’était les seuls moments où tu n’avais pas l’air tourmentée. Les seuls moments où j’osais vraiment te regarder, sans craindre de voir cette tristesse qui ne t’a jamais quittés dans tes yeux.

Et enfin tu les avais ouverts, ces beaux yeux bleus dans lesquels je n’arrête pas de me perdre… Nous nous sommes longuement regardés. Beaucoup de choses voulaient sortir de mon cœur mais je n’arrivais pas à les dire. Seulement rien qu’avec nos regards nous nous étions compris, nous n’avions pas eu besoin de parler. Seulement le silence était gênant, déstabilisant… Et tu t’es mise à pleurer. C’est la première fois que je t’ai vue pleurer. Je ne savais pas quoi faire. Tes larmes me donnaient envie d’en verser pour rejoindre l’océan que tu créais. Je regardais tes yeux pleurer, et cet instinct qui m’avait poussé à te protégé dès la première fois que je t’ai vu fit que je t’ai pris dans mes bras. Je n’avais pas pu vivre sans toi, et là je ressuscitais dans tes bras. Nous sommes restés des heures comme ça… Et finalement tu t’es endormie dans mon cou, alors je t’ai portée pour te ramener chez notre chez nous.

La semaine qui passa, nous l’avons passé chez différents médecins qui devaient t’aider pour tes problèmes de mémoires. Tu oubliais des choses encore, et pour ne plus te voir aussi triste, je t’avais promis de retrouver toute ta mémoire… Seulement personne ne nous aida. On ne connaissait pas ta maladie. Tu étais la seule à être comme ça. Il y avait eu une femme avant toi, et celle-ci était morte il y avait douze ans… La seule chose qu’on avait trouvé qui avait peut-être un rapport avec cette maladie, c’était que sans rien avoir appris de la magie tu semblais avoir un don… Mais à cette époque nous nous en moquions pas mal. Je t’avais fait une promesse. Je voulais que tu retrouves ta mémoire… Parce que… Peut-être qu’à cette période-là, même si j’étais encore avec le gouvernement, je t’aimais déjà un peu plus qu’un grand frère…

Tes quatorze ans étaient arrivés. Tu t’étais endormie à nouveau dans mes bras, et je regardais ta tête paisible se reposer. J’étais impatient de voir tes yeux qui s’ouvriraient sur moi. Seulement, quand tu t’es réveillée, tout a été transformé. A nouveau tu ne savais plus qui tu étais, qui j’étais… Comme la première fois que je t’avais découverte endormie sur ce banc. Tout ce que nous avions vécu, tu l’avais oublié. Toute notre vie allait devoir recommencer… Je ne pouvais désormais plus me passer de toi, mais me rendre compte qu’à un moment ou à un autre, tout recommencerait m’angoissait. Nous avons donc tous les deux redémarré à zéro. Mais une chose avait changé chez toi… Quelque chose de nouveau. Tu étais devenue une sorte de géni. Ta détresse m’interpellait toujours autant, et tes yeux… Je ne pouvais toujours pas m’en défaire. De nouveau tu t’attachais à moi, de nouveau tu t’endormais dans mes bras… Seulement oui, depuis ce jour tu avais changé. Tu n’essayais plus de me cacher ta tristesse. Tu ne voulais pas entendre parler de ton ancien toi…

Un jour, tu m’as demandé si je voulais être libre. Le gouvernement continuait de me donner des missions, des ordres que je devais exécuter. Je ne pouvais pas faire autrement… Je ne suis qu’une poupée Ana. Une poupée que tu as sauvée… Il me volait à toi. Peu à peu à mon tour je changeais. Je n’étais plus le même. Parfois je ne rentrai plus la nuit, je te demandais trop de choses, que tu ne voulais pas faire… Parce que le gouvernement s’intéressait finalement à toi. Tu étais un géni, il ne pouvait pas se permettre de passer à côté de toi… Tu ne voulais pas de ce gouvernement. Par possessivité ou par jalousie peut-être, mais je ne t’en voulais pas, je ne t’en veux pas. Je ne pourrai jamais t’en vouloir. Je t’ai répondu oui donc, à cette question, sans vraiment la comprendre. Quelques secondes après tu m’avais envoyé un signal. Un signal qui changeait mon circuit, un signal qui faisait que maintenant, je n’étais plus dépendant du gouvernement. Ce fameux projet sur lequel tu avais travaillé aussi longtemps… C’était celui-là. C’était un projet qui pourrait me permettre de n’être finalement qu’à toi. Mais même sous le gouvernement j’ai toujours été dépendant de toi Ana, tu n’avais pas besoin de ça. Tu m’as libéré de cette emprise qu’avait le gouvernement sur moi…

Les choses n’ont pourtant pas été aussi faciles que tu l’aurais voulue… Car malgré ton géni, tu n’avais pas pensé à ce qui pouvait se passer après. On m’a classé comme « poupée défaillante »… Si on me trouvait aujourd’hui et qu’on me dénonçait, je me ferais sûrement tuer… C’est pourquoi depuis tes quatorze ans, nous devons nous cacher. Nous cacher pour nous protéger, pour te protéger… Si je venais à mourir, qui s’occuperai de toi ? C’est à partir de tes quatorze ans, alors que j’en avais dix-huit, que je suis devenu entièrement dépendant de toi. Mon circuit n’avait aucun rapport avec ça. Ma dépendance, c’est ce que j’ai appris à appeler l’amour. Cet amour qui nous unit maintenant et qui sera toujours là demain, malgré ta mémoire. Tu sais Ana, si je venais à mourir, tu serais la seule à me regretter, mais ça serait déjà beaucoup trop…

Ce fut au tour de tes seize ans d’arriver… Le temps passait trop vite. Comment me défaire de toi ? Je savais à présent que tous les deux ans, tu oubliais tout. J’avais compris. C’est pourquoi la veille de tes seize ans, je t’ai fait boire une potion pour te faire croire que grâce à elle, tu n’oublierais rien… Tu m’aimerais toujours, je t’aimerai toujours, rien ne changerait. Le lendemain matin tu te réveillerais avec mon regard posé sur toi, tu me sourirais comme d’habitude. Tu disais toujours que je t’avais fait retrouver le sourire, mais tu savais très bien que le lendemain, malgré ce que je te disais, tu allais tout oublier… Comme tu le sais maintenant.

Tout recommença de nouveau. Ce jour-là tu avais seize ans. Tu t’en souviens très bien de ça… Mais demain tu ne t’en souviendras plus. Ana… »


« Le jour de mes seize ans je me suis réveillée contre une personne que je ne connaissais pas, dans un lieu que je ne connaissais pas en étant une personne que je ne connaissais et que je ne connais toujours pas. »


Ana avait coupé Tokun alors que celui-ci allait commencer à regretter toute leur histoire. Elle ne voulait pas entendre de regrets. Elle ne voulait entendre que Tokun, et elle voulait s’endormir sur un de ses sourires remplis d’amour, en regardant ses yeux qui montraient que celui-ci l’aimait. Elle voulait voir Tokun comme il avait toujours été. Elle voulait le voir comme Tokun. La jeune femme savait que quand elle se réveillerait, elle allait lui briser le cœur avec ces mots qu’elle avait répété tellement de fois… Mais malgré elle, des larmes coulaient sur ses joues. Elle allait l’oublier. Elle allait oublier celui qui avait fait tant pour elle et qu’elle aimait tant… Aussi retourna-t-elle se blottir contre lui pour lui cacher ses larmes. Ca n’était pas humain d’oublier quelqu’un qu’on aimait. Elle n’était pas humaine. Tokun représentait tant pour elle… Tout ce qu’il avait fait pour elle, elle allait l’oublier… Ses lèvres se rapprochèrent de son oreille alors qu’il la serrait contre lui, tandis qu’elle continuait de murmurer sa propre histoire :

« Tu m’as appris qui j’étais, qui tu étais, mais tu ne m’as pas dit que je t’aimais, tu ne m’as pas dit que tu m’aimais… Tu avais déjà vingt ans et je venais d’en avoir seize. J’étais perdue et tu m’as aidé. Tu étais un peu la lumière dans l’obscurité… Seulement tu ne m’as pas dit que tu m’aimais. Je me suis réveillée contre toi sans savoir de quoi avait été fait la veille, de quoi avait été fait ma vie. Mais ma vie c’est toi. Dès le premier regard je t’ai aimé, seulement je voulais savoir qui j’étais. Je voulais savoir qu’est-ce qui m’avait conduit jusqu’ici.

Le premier endroit où nous sommes sortis tous les deux, c’est ce fameux banc. Ce banc où tu m’as trouvée endormie avec mon nom… Ce banc qui signifiait le début de notre histoire. Et j’ai pleuré. Je savais qu’il y avait eu quelque chose entre nous, mais je ne m’en rappelais plus. Je m’en voulais, parce que je ne voulais pas te dire que j’étais à nouveau tombée amoureuse de toi sans savoir qu’il y avait un « avant ». Je suis devenue folle. Je voulais apprendre à me connaître, et j’ai fait de nos deux vies un enfer. Quand j’ai appris que mon père était mort, le seul qui aurait pu me dire à quoi ressemblait ma mère… Je n’ai plus voulu te voir. Je n’ai plus voulu voir personne, alors je suis partie. Cet amour que j’avais pour toi me faisait tellement mal qu’il me rendait folle…

Bientôt j’ai erré dans les rues de Centra sans savoir quoi faire, sans savoir où aller… Tu me recherchais, je le savais, et je t’évitais. Tu devais te cacher parce que tu étais une poupée défaillante, alors te présenter aux personnes sous ton vrai nom en cherchant Ana Hiromi t’aurais dénoncé toi-même… Quand tu m’as retrouvée, il était déjà trop tard. J’avais commencé à me servir de cette magie pour laquelle j’avais découvert que j’avais un don. L’irrémédiable avait déjà été commis. J’ai tué quelqu’un ce jour où tu m’as retrouvée. J’étais folle, prise dans une de ces crises d’énervement. Je me détestais, j’étais mon propre ennemi. Pourquoi est-ce que j’oubliais tout ? Pourquoi est-ce que je t’oubliais toi ? Je n’avais jamais voulu t’enlever de ma mémoire, et pourtant, ce jour où je t’ai vu pour la première fois, à mes seize ans, je ne savais pas qui tu étais. J’ai compris plus tard, alors que je t’aimais déjà. J’ai voulu me tuer tu sais ? Mais tu m’as sauvé. Parce que tu m’as dit que tu m’aimais ce jour-là. Tu m’aimais alors que tu venais de découvrir que j’avais tué quelqu’un. Tu m’aimais alors que je t’avais oublié, toi.

Ce jour-là, tu m’as tout raconté. Tu m’as raconté mon histoire, depuis mes douze ans jusqu’à maintenant. J’ai appris que tu m’avais toujours aimé. Ce jour-là, je n’ai jamais autant pleuré. Tu m’as prise dans tes bras, mais je ne pouvais pas. Je me suis enfuie à nouveau. Parce que j’avais peur. Peur de t’oublier à nouveau. C’était arrivé tellement de fois… J’avais peur d’aimer quelqu’un comme je t’aimais toi. Je voulais tout oublier pour ne plus jamais tomber entre les griffes de ce qu’on appelle l’amour… Je suis allée à ce parc, parce qu’il représentait tellement pour moi… Et finalement je me suis allongée sur notre banc pour m’endormir. Lorsque j’ai ouvert les yeux, tu étais là, agenouillé devant ce banc, en train de me regarder dormir. Tu m’as dit à nouveau que tu m’aimais, et tu m’as promis… Promis que plus jamais je ne perdrai la mémoire, que plus jamais je ne t’oublierai toi. Cette promesse, je savais qu’elle était impossible à tenir, mais je suis revenue quand même.

Entre-temps j’avais été dénoncée. On m’avait vue achever cet homme qui ne m’avait jamais rien fait et que je ne connaissais même pas. C’est à partir de ce moment-là où à mon tour, je devins une hors-la-loi. Nous avons déménagé en plein cœur de Centra, un endroit où personne ne prendrait la peine de nous rechercher. Nous avons commencé à sortir tous les deux en empruntant les noms qui nous venaient à l’esprit sans jamais les garder. Nous ne voulions pas de seconde identité, parce que mon identité et toi, vous avez été les deux seules choses que j’aurai toute ma vie… »


Ana avait embrassé Tokun en chuchotant tristement :

« Je ne veux pas t’oublier Tokun. Je ne veux pas nous oublier tous les deux… »

« Ana ? »

“Oui?”

« Tu m’aimes pas vrai? »

« Oui »


Oui elle l’aimait, mais elle se rappelait encore de ce jour où elle s’était réveillée… Elle l’avait vu devant elle, et son regard lui avait fait peur. Elle ignorait qu’avant, elle l’avait aimé…

« Je veux m’endormir sur un sourire de toi Tokun. Je veux toujours garder cette dernière image de toi… »

Ses yeux se fermaient lentement… La fatigue commençait à la gagner. Il était bientôt minuit, dans quelques minutes elle s’endormirait pour tout oublier… Et déjà des larmes coulaient.

« Je ne veux pas m’endor…mir… Je ne veux pas oubl… »

C’était déjà trop tard. Quelques heures plus tard, elle se réveillerait devant une personne inconnue, dans un lieu inconnu et étant une personne inconnue.


Dernière édition par le Ven 7 Avr - 23:40, édité 1 fois
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Ana Hiro
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MessageSujet: Re: Ana Hiromi   Ana Hiromi EmptyVen 7 Avr - 23:40

Physique : Des yeux d’un bleu électrique qui attirent tout de suite le regard des autres pourrait être ce que l’on retiendrait le plus de son visage, avec des trais fins et doux sur un visage triste et mélancolique. Des mèches de ses cheveux noirs aux reflets turquoise cachent souvent son regard avec sa frange. La plupart du temps attachés, ils tombent jusqu’à ses hanches lorsqu’ils sont détachés.
Des formes développées pour une silhouette assez fine, on peut tout de suite voir que le combat au corps à corps n’est pas sa spécialité, avec un corps plutôt souple. De longues jambes à l’abri des regards grâce à un pantalon large, elle laisse cependant ses épaules à l’air en montrant un grand décolleté, en remettant des mitaines montant jusqu’en haut de ses bras

Caractère : On ne pourra pas dire qu’Ana est une grande bavarde, à cause du mal-être que lui donne sa maladie. Quand on oublie tout tous les deux ans et qu’on a des pertes de mémoires assez fréquemment, on préfère peut-être se renfermer sur soi-même pour éviter de se faire avoir trop rapidement. De nature assez méfiante, elle a des choses qu’elle ne dévoilera sûrement pas tout de suite.
Et pourtant elle n’est pas méchante, au contraire. Ana préfère juste se méfier des autres pour ne pas se faire manipuler. Elle a un air triste qui ne la quitte jamais, dû au fait qu’elle supporte mal et qu’elle a toujours mal supporté le fait de tout oublier. La jeune femme n’accorde pas sa confiance facilement donc, et c’est plutôt difficile de la faire sortir de sa coquille.
Assez ferme dans ces propos, elle n’a eu et n’aura qu’un seul objectif : celui de retrouver toute sa mémoire et de se débarrasser de sa maladie. Parler mal à une personne quelle qu’elle soit ne lui pose donc aucun problème si c’est nécessaire. On pourrait donc la qualifier d’ « assez froide » aux premiers rapports.

Don : A comme arme un bâton assez grand fait en bois de (euh…) saul-pleureur .

Débutant:

Glacier
Foudre
Brasier
H2o

Signe particulier : A une maladie cyclique qui lui fait perdre la mémoire entièrement tous les deux ans. Son savoir intellectuel reste le même mais les personnes et les lieux où elle se trouve lui deviennent inconnus. A des pertes de mémoire assez fréquentes mais sans très grande importance, enfin ça dépend :P D’om vient sa maladie ? Ahaa… Suspens (si si j’ai trouvé^^)

Autre(s) : Tokuuuuuuuuuuun :heart: Et aussi, ayé enfin finit cette fiche u__u

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MessageSujet: Re: Ana Hiromi   Ana Hiromi EmptySam 8 Avr - 0:00

Citation :
A comme arme un bâton assez grand fait en bois de (euh…) saul-pleureur .

Mdr Harry Potter powa ^^

En tout cas super fiche, c'est tristounet mais bien écrit comme d'habitude : ), pis on est dedans avec toutes tes pertes de mémoire , hannn mais qu'est ce qu'il va se passer cette fois ci :p !

Donc c'est good pas de problème (ti t'en doutes) et bon jeu ma chtite mongole préférée ;)
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Shina Akimoto
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MessageSujet: Re: Ana Hiromi   Ana Hiromi EmptySam 8 Avr - 11:56

Jme sens obligée de mettre un com à ma future femme:

Aaaaaah trop bien ta fiche, je loveuuuuuuhhhh ! On voit que tu t'es donnée du mal et c'est tristounet en plus. On formera le club des déprimés si tu veux XD.

Vivement que Tokun arrive pour que vous puissiez faire des bisous avec la langue :P
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MessageSujet: Re: Ana Hiromi   Ana Hiromi Empty

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